31 octobre 2008
     
 
   

Cocktail conférence                             25 novembre
Approvisionnement et éthique :
Le cas de Mountain Equipment Co-op et visite de l'Écomusée du fier monde.

Date : Mardi, le 25 novembre 2008
Lieu :  Écomusée du fier monde,
           2050, rue Amherst (coin Ontario), Montréal


 
Dans un contexte de mondialisation et de scandales financiers divers, la dimension éthique occupe une place sans cesse grandissante dans la stratégie des organisations. Dans cette optique, la conférence que nous vous présentons porte sur le cas de Mountain Equipment Co-op qui a su faire de l'éthique un des piliers de la fonction approvisionnement.

Les entreprises ayant un code d'éthique sont motivées par la préservation de leur réputation, l'évitement de problèmes futurs et la prévention des conflits. Rappelons-nous les scandales auxquels ont dû faire face de grandes entreprises comme Nike et IKEA. Pensons à l'impact de ces scandales sur l'image et les revenus de ces géants. Voilà donc des illustrations claires de l'importance d'adopter et de promouvoir des pratiques d'approvisionnement éthiques.

Mountain Equipement Co-op est un modèle en ce sens. Selon sa philosophie, l'approvisionnement doit encourager la santé et la sécurité des travailleurs, tout en respectant l'environnement. La coopérative s'est dotée d'une structure et d'outils remarquables pour rencontrer cette philosophie et espère pouvoir influencer son milieu vers l'adoption de meilleures pratiques d'approvisionnement. Notre conférencière s'est intéressée de près à cette entreprise visionnaire et partagera avec nous quelques constats étonnants. De plus, elle vous présentera le modèle novateur de la quête éthique en gestion. Il vous permettra de situer la fonction approvisionnement de votre entreprise en terme éthique et vous éclairera sur les dispositifs éthiques les mieux adaptés pour vous.
 
Notre Conférencière :


Photo:
Mme Estelle Vendrame

      

 

 
     
     
       
Cocktail conférence
Approvisionnement et éthique :
Le cas de Mountain Equipment Co-op et visite de l'Écomusée du fier monde.
25 novembre 2008
 
       
       
Retour sur l'activité
du 29 octobre 2008

Souper conférence :
Élections présidentielles
américaines : Fin de l'ALÉNA?
 
       
       
Retour sur Forum 2008
Un forum tourné vers l'avenir!
 
     
       
Les achats regroupés (group buying), une idée qui vous tente  - Christine Ouellete (présidente), Florin Corcoz, a.p.a.
 
     
       
Partenariat avec le comité GOL de HEC Montréal
 
     
       
L'impartition logistique : sommes-nous à un point d'inflexion? - Laurent Deirmendjian, ing., CPIM
 
     
       

 Merci à notre commanditaire :

 

 

 

 

 

 

 
   
 
Notre conférencière est Madame Estelle Vendrame, collaboratrice de la Chaire de management éthique de HEC et secrétaire générale du Centre International de Criminologie Comparée (CICC). Elle est titulaire d'une maîtrise ès sciences de la gestion (M. Sc.) de HEC Montréal et son sujet de mémoire était : " Le cheminement stratégique des coopératives dans leur quête éthique : deux idéaux types dérivés de MEC et CHS Inc ". Elle est passionnée du sujet et saura vous communiquer cet enthousiasme.

 
Déroulement de l'activité :
17h30 Accueil des participants
18h00 Mot de bienvenue, cocktail réseautage et visite libre du musée
19h00 Conférence : Approvisionnement et éthique : Le cas de Mountain Equipment Co-op par Mme Estelle Vendrame
21h00 Remerciements et fin de la soirée

Comment vous y rendre :
 
Écomusée du fier monde
2050, rue Amherst (coin Ontario), Montréal
> http://www.ecomusee.qc.ca
> Itinéraire sur Google Maps

Accès par voiture :
Rue Amherst entre les rues Ontario et Sherbrooke. Parcomètre pour le stationnement sur la rue Amherst devant le musée. Stationnement gratuit sur la rue Amherst à proximité de la rue Sherbrooke. Surveillez les panneau!

Accès par le transport en commun :
Métro Berri-UQAM, autobus 125 Ontario vers l'Est ou une marche santé de quelques minutes.

Nous vous rappelons que pour chaque participant inscrit à une activité du district de Montréal cette année, un don de 3$ sera remis à l'organisme Le Regroupement des Magasins-Partage de l'île de Montréal.

Nous vous attendons en grand nombre!
 


Bernard Côté,
a.p.a., MBA
Président sortant et directeur des activités et financement


 
Pour vous inscrire, contactez le secrétariat CAQ-Montréal, ou inscrivez-vous en ligne :

>> S'inscrire

Téléphone:        514-351-3043
Télécopieur:      514-355-4159
Courriel:           info@caq-montreal.qc.ca  
 

 
   

Retour sur l'activité du 29 octobre 2008             
Souper conférence : Élections présidentielles
américaines : Fin de l'ALÉNA?
  
  

      


Photo: M. Pierre Martin

À la veille de l'élection présidentielle américaine, Monsieur Pierre Martin, directeur de la Chaire d'études politiques et économiques américaines (CÉPÉA) de l'Université de Montréal, nous faisait part de ses pronostics et de son analyse de l'impact d'une nouvelle administration sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Cet accord définit essentiellement les règles du jeu pour un grand nombre d'approvisionneurs faisant affaires avec des fournisseurs américains. Durant la course à l'investiture présidentielle, l'ALÉNA a fait l'objet de nombreuses déclarations de la part des candidats. Certains sont allés jusqu'à le remettre en question.   

C'est dans l'agréable décor de l'Auberge Universel et devant une quarantaine de membres et invités du District que Monsieur Martin nous a présenté son point de vue expert sur l'impact de l'élection de Barack Obama ou de John McCain à la présidence. Il a dressé pour nous le portrait de la situation en présentant les éléments méthodologiques permettant de prédire l'issue de l'élection. Selon son analyse, le faible taux de popularité du président sortant, ses politiques économiques et l'état de l'économie américaine ont grandement miné les chances du parti Républicain de reprendre la présidence.

Cela dit, Monsieur Martin nous a laissé avec la prédiction de l'élection de Monsieur Obama. Selon lui, la lutte a été féroce et les résultats difficiles à prévoir mais grâce aux appuis obtenus dans les états du Nord-Est américain traditionnellement Républicains, le parti Démocrate avec Monsieur Obama à sa tête et Monsieur Biden comme co-listier devrait emporter la victoire et constituer la prochaine administration du pays vers lequel le monde entier est tourné.

Toujours selon Monsieur Martin, malgré les déclarations enflammées durant la campagne, l'ALÉNA n'est pas véritablement menacée par l'un ou l'autre des candidats. L'attention de la prochaine administration, en termes économiques, risque d'être plutôt tournée vers la Chine. Même si, durant les années de vache maigre, l'opinion publique américaine tend à s'opposer au libre-échange, les organisations qui en bénéficient créent une inertie très favorable à l'ALÉNA.

Il nous reste maintenant à attendre le soir du 4 novembre prochain pour valider les prédictions de Monsieur Martin. Pour ce qui est des impacts sur l'ALÉNA, ce sont les prochains mois qui pourront nous les confirmer.


Le District de Montréal a également profité de la soirée pour remettre son diplôme d'approvisionneur professionnel agréé à Monsieur Jean Grondin qui a passé avec succès l'examen uniforme national au début de l'été. Nous lui offrons nos félicitations et nos souhaits pour que cet accomplissement soit le tremplin qui propulsera sa carrière.
 
Photo ci-contre:
Remise du diplôme d'approvisionneur professionnel agréé à M. Jean Grondin

Bernard Côté, a.p.a., MBA
Président sortant et directeur des activités et financement
 

 
   
Retour sur le Forum 2008           
Un Forum tourné vers l'avenir 
 


C'est ici même à Montréal qu'avait lieu du 19 au 22 octobre dernier le Forum 2008 du CCMP, auquel près de 200 approvisionneurs du secteur public et parapublic s'étaient donnés rendez-vous.

Sous le thème « Les défis d'aujourd'hui pour le futur de demain », le Forum a adressé différents sujets au cœur de nos préoccupations, notamment le développement durable, la législation et la relève.
 


En plénière d'ouverture, la ministre Line Beauchamp, a identifié avec justesse les deux défis actuels des approvisionneurs en matière de développement durable :

  • Démystifier les certifications vertes;
  • Analyser le cycle de vie des produits.
     

Par la suite, certaines statistiques percutantes présentées par les conférenciers ont montré que le Canada occupe une position peu enviable en ce qui concerne l'environnement.

Saviez-vous que le Canada est le pays industrialisé obtenant le pire résultat au chapitre de la quantité de déchets générés par habitant? Saviez-vous que vous produisez en moyenne 26 tonnes de carbone par année?

Heureusement, le Forum nous a aussi démontré que des pistes de solution existent, de même que des histoires à succès.

M. Ron Dembo, directeur général de Zerofootprint, a développé un logiciel utilisé par plusieurs villes canadiennes qui vise à réduire l'empreinte écologique et à améliorer le bilan carbone des organisations.

Nous avons également eu droit à une présentation fort dynamique de M. Devin, directeur général de la STM, une organisation qui a su intégrer le développement durable à ses activités. Au chapitre des approvisionnements, des critères d'achat responsable ont été intégrés à l'acquisition du carburant, à la disposition des matières résiduelles et aux projets de construction.

De plus, dans l'appel d'offres des nouveaux trains pour le métro de Montréal, voici le type d'exigences demandées des soumissionnaires : Certification ISO 14001, dépôt du plan de développement durable, utilisation de composants recyclables à 95%, etc.

À la ville de Calgary, la politique d'approvisionnement durable, éthique et écologique a été développée en 2006 puis mise en œuvre en 2007. Des projets pilotes portant sur les catégories de produits suivantes : vêtements, alimentation et produits chimiques, ont permis de faire progresser rapidement la mise en œuvre de la politique.

Parmi les décisions clés, on compte :

  • Le souci de récompenser l'excellence des fournisseurs, plutôt que
    de prendre une approche punitive;
  • Le souhait de valider et de communiquer l'emplacement des manufacturiers;
  • La mesure des incidences financières, qui sert notamment à conserver
    l'appui des parties intéressées.

En ce qui concerne la législation, M. Paul Emanuelli, du Bureau des avocats de la Couronne-Droit civil du gouvernement de l'Ontario, a présenté quelques-uns des plus récents cas de jurisprudence. On ne le dira jamais assez : pour éviter de se retrouver devant les tribunaux, il faut commencer par éliminer les contrats nébuleux et les conflits d'intérêts!

En outre, l'entrée en vigueur de la Loi 17 - la loi sur les contrats des organismes publics du Québec - a évidemment été au centre de nombreuses discussions.

Cette loi vise principalement à :

  • Favoriser l'uniformisation des façons de faire et la transparence dans les processus contractuels;
  • Simplifier les relations contractuelles entre les organismes publics et les fournisseurs;
  • Encadrer les PPP;
  • Prendre en considération les préoccupations gouvernementales
    en matière de développement durable.

Que pouvons-nous retirer de ce Forum?

Les approvisionneurs des marchés publics ont des préoccupations de taille, qui sont probablement les mêmes que leurs confrères approvisionneurs du secteur privé :

  • Assurer la relève en gestion des approvisionnements;
  • Augmenter l'efficacité et l'efficience du processus d'approvisionnement, notamment par l'utilisation d'outils électroniques et par la négociation des contrats;
  • Rehausser la place du service d'approvisionnement dans l'organisation;
  • Intégrer de nouveaux critères de décision comme le développement durable.

Tournons-nous vers l'avenir… et continuons à échanger avec d'autres approvisionneurs pour faire face à nos différents défis!
 

Christine Ouellette, M.Sc.
Présidente du district de Montréal - CAQ
christine.ouellette.chum@ssss.gouv.qc.ca
 
 
  
 

 
       
   

Les achats regroupés (group buying), une idée qui vous tente ?
 


Il s'agit de réunir les approvisionneurs pour obtenir de meilleures conditions d'achat. Plus il y a d'approvisionneurs intéressés pour l'acquisition d'un produit, plus le prix baisse. Les approvisionneurs peuvent décider d'acheter avec le prix affiché ou tenter de faire une proposition sur un nouveau prix à la baisse avec un engagement contractuel. La négociation de prix avec les fournisseurs demeure quand même à la charge du responsable d'approvisionnement du groupe.


Les achats regroupés peuvent prendre différentes formes :

  • Regroupement ad hoc d'approvisionneurs, parfois provenant même de différents secteurs ou industries. Ces regroupements peuvent notamment servir à la négociation de produits standards (ex : fournitures de bureau, produits d'usine);
  • Regroupement d'approvisionneurs d'un même secteur se partageant à tour de rôle la préparation des soumissions pour le groupe (ex : quincailleries pour industrie aérospatiale, acier allie ou spécial)
  • Regroupement structuré d'approvisionneurs d'un même secteur, dont la gestion incombe à une entité distincte (ex : Approvisionnements-Montréal dans le secteur de la santé).

Seriez-vous intéressés à essayer ? Si vous l'avez déjà expérimenté, faites-nous part de votre expérience. Pensez-vous qu'aujourd'hui ce modèle est viable? Si oui, pourquoi?

Nous sommes intéressés à obtenir vos commentaires sur le sujet.

Veuillez les adresser par courriel à l'attention de : communication@caq-montreal.qc.ca.

Nous diffuserons dans un prochain numéro de l'Approvisionneur
Express
une synthèse des commentaires recueillis.

Joignez-vous aux discussions!
 

Christine Ouellette, M.Sc.
Présidente du district de Montréal - CAQ
christine.ouellette.chum@ssss.gouv.qc.ca
 

Florin Corcoz, B.Ing. D.E.A. a.p.a.
Directeur des communications
florin.corcoz.chum@ssss.gouv.qc.ca
 
 
   
 

 
       
   

Partenariat avec le comité GOL de HEC Montréal

Il nous fait plaisir d'annoncer un nouveau partenariat entre le district de Montréal et le comité GOL (Gestion des Opérations et de la Logistique) des étudiants du BAA de HEC Montréal. Dans le cadre de nos activités, nous avons à cœur de développer et de maintenir des liens avec les différentes institutions d'enseignement. Le district de Montréal entretient de bons liens avec HEC Montréal depuis déjà quelques années par le biais de la Chaire en gestion des approvisionnements. Cette année, nous avons également le souci de nous rapprocher des étudiants en GOL de HEC Montréal.

Force est de constater que la CAQ est méconnue de la communauté étudiante. Or, il s'agit pour nous d'une relève dynamique constituant un public cible fort intéressant. Pour ces étudiants, le réseau de la CAQ représente une porte d'entrée dans le domaine de l'approvisionnement. Nous avons donc intérêt, de part et d'autre, à échanger davantage.

En janvier 2009, le district de Montréal commanditera la soirée des anciens organisée par le comité GOL. Vous êtes d'ailleurs sollicités par le comité GOL à participer à cette activité; voici l'invitation qui vous est lancée:

Vous êtes gradué de HEC Montréal?
Spécialisé en Gestion des Opérations et de la Production (GOP)?
Vous pratiquez dans le domaine?

Le comité GOL 08-09 des étudiants du BAA de HEC Montréal a besoin de vous!

Venez partager votre parcours et vos expériences de travail lors de la soirée avec nos anciens! De petits groupes favorisant l'échange entre les anciens et les étudiants actuels seront privilégiés.

Ambiance décontractée - Cocktail - Bouchées

Que vous ayez gradué récemment ou depuis longtemps, vous êtes les bienvenus! C'est une chance unique pour vous de rencontrer vos futurs collègues.


Moment
: Mercredi le 14 Janvier 2009 en soirée
Endroit : HEC Montréal

Veuillez écrire à : andree-ann.perreault@hec.ca pour vous inscrire en tant qu'ancien de HEC, ou pour plus d'informations.

Merci de votre implication et de votre temps.
   

 
       
    L'impartition logistique : sommes-nous à un point d'inflexion?

Auteur : Laurent Deirmendjian, ing., CPIM
 
Dans leur quête constante d'une meilleure rentabilité, certaines sociétés ont mis en œuvre divers projets d'amélioration de la performance logistique. Cependant, une fois ces projets réalisés, que peut faire une entreprise pour s'améliorer davantage?

Deux solutions se présentent. Elle peut continuer à investir dans ses ressources internes ou choisir la voie de l'impartition, un processus qui consiste à se départir d'une ou de plusieurs fonctions ou opérations jugées non principales pour l'organisation et d'utiliser une firme externe spécialisée pour les exécuter.

Les origines de l'impartition

Après la Seconde Guerre mondiale, de grands donneurs d'ordres dans l'industrie automobile ont misé sur l'intégration verticale de leurs opérations. Mais cette diversité des activités, de la conception à la distribution en passant par la production, a été remise en question à la suite de la récession des années 80. La taille et la complexité de ces entreprises devenant alors des obstacles à la profitabilité, nous avons vu it apparaître la réingénierie des processus qui s'est rapidement traduite en d'importantes réductions de personnel. Malheureusement, nous coupions du personnel sans réellement revoir le travail effectué.
Dans les années 90, ces mêmes donneurs d'ordres constatèrent qu'ils ne pouvaient pas tout faire adéquatement et décidèrent de se concentrer sur ce qu'ils connaissaient le mieux tout en délaissant les champs qu'ils ne considéraient plus comme fondamentaux. L'impartition, telle que nous la connaissons, était donc née.

Depuis les vingt dernières années, le phénomène a rapidement pris de l'ampleur. Sa croissance est impressionnante aux États-Unis et elle est de l'ordre de 15 à 20 pourcent par an alors qu'Europe, le phénomène a atteint son degré de maturité il y a déjà quelques années.

Comment expliquer ceci?

La globalisation et la complexification des marchés, la pression sur les coûts, la flexibilité opérationnelle obtenue et la prolifération des succès attribués à l'impartition amènent de nombreux gestionnaires à justifier sans cesse la conservation ou non de certaines fonctions à l'interne. Le mot d'ordre est alors devenu : chacun son métier!
En effet, créer son propre centre de distribution et l'élever à un niveau de classe mondiale peut exiger un investissement important. Aussi, pour certaines entreprises, l'impartition apparaît comme une option moins onéreuse. Bien entendu, on évitera d'entrer dans la problématique reliée aux relations de travail que vivent certaines organisations. Pour certains, la tentation d'impartir peut être forte!

 

L'impartition : une démarche rigoureuse

L'impartition n'est pas une recette miracle permettant de réduire les coûts en vitesse et à moindre effort mais une démarche rigoureuse.

L'organisation devra suivre une démarche en sept étapes :

  1. Définir les activités qui seront effectuées à l'interne et celles
    qui ne le seront plus;
  2. Mettre en place un processus d'appel d'offres,
  3. Comparer les différentes offres de services;
  4. Sélectionner le prestataire;
  5. Négocier les contrats et les prix;
  6. Gérer la transition des activités;
  7. Maintenir la relation.

Une fois l'organisation convaincue du bien fondé de la démarche, qui résulte d'une analyse des processus " core " et " non core ", un dossier commercial (" business case ") comparant le modèle logistique actuel et désiré viendra justifier économiquement la décision.

Il sera impératif de former une équipe multifonctionnelle composée de représentants de chaque service (informatique, qualité, ressources humaines, production, logistique, etc.) ainsi que d'experts externes. Cela permettra de dresser une cartographie globale des processus, de bien connaître les opérations logistiques actuelles ainsi que tous les processus d'affaires connexes qui pourraient être affectés lors de l'impartition.

De plus, une attention particulière devra être portée à l'aspect contractuel pour assurer une relation saine et robuste. Le contrat devra notamment inclure les niveaux de service attendus, les mesures de performance ainsi que les responsabilités de chacun.
L'impartition n'est pas un effort ponctuel! Une fois en place, il s'agit de maintenir cette relation.

Les formes d'impartition logistique

Les formes d'impartition logistique sont nombreuses et varient selon le degré de responsabilité laissé au prestataire et selon le contrôle que le client est prêt à lui accorder. Les fonctions logistiques qui font le plus fréquemment l'objet d'une impartition sont l'entreposage, la gestion d'inventaire, de commandes, du transport et des douanes, des retours et de la distribution (fonction critique de par son lien direct avec le niveau de service au client).

Les solutions offertes, elles, sont abondantes, depuis la simple location d'espace d'entreposage externe pour pallier à un besoin ponctuel jusqu'à la location d'un entrepôt avec une équipe dédiée. En ce qui a trait au service, il peut se limiter à la réalisation d'une activité à l'intérieur d'un processus complet, comme par exemple le réapprovisionnement en pièces de remplacement, ou il peut couvrir la gestion de toute la logistique d'une organisation.

Conclusion

Qu'une organisation soit proche de son apogée ou qu'elle soit déjà à un niveau de classe mondiale, il serait judicieux pour elle d'examiner la piste de l'impartition. Les solutions offertes sont nombreuses et celle qui sera retenue dépendra de l'importance stratégique de la fonction, de sa complexité ainsi que de la nature de la relation avec le prestataire.

Le phénomène de l'impartition logistique s'accélère, s'accentue et s'affirme comme une tendance lourde. Il n'est pas étonnant d'apprendre que les sociétés qui réussissent le mieux dans le monde, comme Dell ou Wal-Mart, doivent une certaine partie de leur succès à l'impartition. Peut-être vivons-nous en ce moment même un point d'inflexion…
 

Laurent Deirmendjian, ing., CPIM
Groupe Createch

 
     
 
       
 
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